|
Allan Frederick James nie tout |
|
|
|
|
News
|
|
Vendredi, 09 Avril 2010 04:11 |
Source; Rue Frontenac. Version de l'Accusé
Allan Frederick James nie tout | | | | | Nouvelles générales - Justice | | Écrit par David Santerre | | Jeudi, 08 avril 2010 13:04 | | Mise à jour le Jeudi, 08 avril 2010 13:44 | | Accusé d’attouchements sexuels par trois fillettes qui fréquentaient la garderie qu’il tenait avec sa femme, Allan Frederick James a nié en bloc tout contact inapproprié avec les jeunes plaignantes. Selon le témoignage livré mardi par une première victime âgée de huit ans, James, 55 ans, l’aurait touchée dans sa voiture, alors qu’il attendait sa femme dans le stationnement d’un centre commercial. Il se serait même masturbé devant elle et aurait bu son urine, a-t-elle dit. C’est elle qui a parlé des attouchements pour la première fois, et qui a déclenché l’enquête policière.  | | | Allan Frederick James nie tout en bloc. Photo Martin Bouffard | | Hier, mercredi, une autre petite de huit ans a affirmé que l’homme profitait des siestes à la garderie Funtime Home Daycare de la rue Victoria, dans Côte-des-Neiges, pour glisser ses mains dans son pantalon ou sous sa jupe pour la toucher. Selon elle, il lui demandait de jouer « au chaton », en montant sur ses genoux et en se comportant comme un chat, et profitant du moment pour l’agresser. Un traitement qu’il aurait aussi fait subir, quoique moins souvent, à la petite sœur de cette dernière, aujourd’hui âgée de six ans. Celle-là a cependant refusé de témoigner. Le juge Jean-Pierre Bonin a accepté la version des faits de la mère des fillettes comme valant pour la plus jeune. Les faits remontent à 2006 et 2007. En juillet 2007, James était arrêté, quelques mois après que sa garderie eut été fermée par le CPE qui la supervisait. Allan Frederick James est un Britannique de 55 ans qui est arrivé au Québec en 2003, pour y vivre avec sa nouvelle flamme, à qui il a acheté cette garderie. Elle était la patronne, mais il l’y aidait presque en tout temps.
« Rien de vrai » Témoignant pour sa défense ce jeudi, il a donné sa version des faits, accusant les petites de mentir sur tout ce qui a trait aux gestes de nature sexuelle. Il a d’abord parlé des présumés attouchements survenus dans sa voiture. C’était un samedi, lui et sa femme gardaient la petite plaignante ce jour-là. En avant-midi, ils se sont tous rendus dans la fourgonnette du couple à un centre commercial du quartier. Pendant que madame y faisait une course, James dit être resté dans la voiture avec la gamine, dans le stationnement attenant au centre commercial. « J’ai dit à la petite, pendant qu’on attendait, viens t’asseoir devant avec moi », a-t-il dit en réponse aux questions de son avocat, Me Robert Israël. « Rien de sexuel » ne s’est passé dans cette voiture, et sa femme est revenue dix minutes plus tard, jure-t-il. Quant aux attouchements qui seraient survenus à la garderie avec les deux sœurs, il les nie aussi. « Les petites venaient d’avoir un chat à la maison. Et elles jouaient à se comporter comme un chat », a-t-il expliqué pour clarifier ce que l’aînée avait raconté au sujet du jeu du chat que leur aurait imposé l’homme. Sinon, il jure encore qu’aucun geste sexuel n’a été commis à la garderie. Son rôle, a-t-il dit, se limitait à assister sa conjointe, à préparer des collations, à jouer avec les enfants. Pendant les siestes, à quelques exceptions près, il s’effaçait. « Ma femme se couchait avec eux et dormait aussi. Moi, je ne le faisais pas, je n’étais pas à l’aise avec ça », a-t-il affirmé.
Mauvaise interprétation ? « Les enfants pourraient avoir été touchées par ma femme au moment de se coucher, quand elle les aidait à placer leur matelas au sol et leurs draps, et avoir mal interprété ses gestes. Ce pourrait être mon cas aussi finalement », a balbutié l’homme pour expliquer pourquoi les petites pourraient avoir porté plainte, alors qu’il était contre-interrogé par la procureure de la Couronne, Me Anne Gauvin. Cela a clos la preuve de la défense. Les avocats reviendront en cour jeudi prochain pour faire entendre leurs plaidoiries au juge Bonin. | |
|
News
|
|
Vendredi, 09 Avril 2010 04:09 |
Source: Rue Frontenac Version des victimes
Agressions sexuelles — Une fillette témoigne froidement contre le propriétaire de sa garderie | | | | | Nouvelles générales - Justice | | Écrit par David Santerre | | Mercredi, 07 avril 2010 18:37 | | Mise à jour le Mercredi, 07 avril 2010 18:53 | | C’est une chose que l’on voit plutôt rarement, même quand on est habitué de passer ses journées dans les palais de justice. Une fillette de huit ans, tirée à quatre épingles, assise en tailleur et le menton appuyé sur les mains, avec toute l’innocence que cela suggère, mais qui raconte froidement comment, pendant des mois, elle aurait été agressée par le propriétaire de sa garderie, de 47 ans son aîné. Calmement, clairement, mais l’air blasé, la fillette a raconté sa version des faits au procès d’Allan Frederick James, 55 ans, accusé d’attouchements sexuels sur trois gamines qui ont fréquenté la garderie qu’il tenait avec sa femme, le Funtime Home Daycare, rue Victoria dans le quartier Côte-des-Neiges. C’est quand une des présumées victimes a parlé de l’affaire à ses parents qu’une plainte a été déposée à la police, et que la garderie en milieu familial a été fermée en mars 2007. Quelques mois plus tard, James était arrêté et accusé. Une première fillette et sa mère avaient témoigné mardi, premier jour du procès. Ce mercredi, la mère des deux autres plaignantes, des sœurs âgées de huit et six ans, a livré un témoignage qui a été accepté par le juge Jean-Pierre Bonin comme valant pour celui de la plus jeune, qui a toujours refusé de répondre aux questions de policiers. La plus âgée, toutefois, a courageusement fait face à la musique. Le jeu du chat Assise dans une salle attenante à la salle d’audience où se déroule le procès, en compagnie des procureurs de la Couronne, Mes Anne Gauvin et Robert Israël, son récit était vu et entendu par le juge Bonin, l’accusé et le public au moyen d'une retransmission sur écran. Une mesure habituelle pour éviter à de très jeunes victimes de devoir confronter leur présumé agresseur en personne. La petite a décrit les jeux qu’affectionnait James quand elle se faisait garder chez lui, jusqu’à l’été 2006. « Il me demandait de me cacher derrière la table de la salle à manger, et d’en sortir en faisant meow, meow, comme un chat. Puis il fallait aller sur lui et faire le chat », a-t-elle raconté, précisant qu’elle n’aimait pas ce jeu. Puis, il en profitait selon son témoignage pour la toucher aux parties génitales avec ses doigts, et ce malgré qu’elle essayait de l’en dissuader en remontant son pantalon. Cela se passait aussi parfois au moment de la sieste. D’après elle, elle a été plus souvent victime que sa sœur cadette. « Je n’en ai jamais parlé avant d’avoir cinq ans, avec ma mère et ma sœur. J’étais très gênée quand j’étais petite. Mais ma mère m’a dit un jour que je ne devais jamais lui cacher mes secrets », a-t-elle expliqué. Confidences Avant, c’est sa mère qui avait raconté sa version des faits. Elle dit avoir appris seulement une fois la garderie fermée que ses filles auraient été victimes d’attouchements sexuels. Elle était alors en instance de divorce et n’avait la garde de ses filles qu’une semaine sur deux. Quand elle l’a su, un travailleur social était déjà impliqué dans le dossier. Ce n’est que quelque temps plus tard, alors qu’elle donnait le bain à ses filles, qu’elles se sont, très légèrement, ouvertes sur le sujet. « Je me suis rendu compte qu’elles jouaient au chat. Et la façon dont elles bougeaient était très sensuelle. Ce n’était pas la façon de bouger de si jeunes enfants », a-t-elle décrit. Ses filles n’avaient à l’époque que cinq et trois ans. La plus âgée a alors parlé des attouchements que James leur aurait fait subir. La plus jeune acquiesçait, mais parlait peu. Ce n’est que bien plus tard, en 2008, après l’enquête préliminaire de James, que l’aînée s’est confiée plus amplement à sa mère. « Elles étaient prêtes à aller au lit. On était assises sur le divan pour lire une histoire. Elle m’a dit maman, j’ai quelque chose à te dire », a témoigné la mère. « Quand j’étais très jeune, Allan m’a touchée très durement. Elle m’a donné tous les détails », a poursuivi la jeune maman. « Chaque jour, il venait me voir, et que je porte un pantalon ou une jupe, il me touchait entre les jambes », aurait raconté la fillette à sa mère. Elle aurait raconté comment, avec James, elle jouait au chat, il lui aurait montré à se lécher le doigt de façon sensuelle, comme un chat. Le procès se poursuit jeudi, ce devrait être au tour de la défense de faire sa preuve. | |
|
pour une justice populaire |
|
|
|
|
News
|
|
Mercredi, 07 Avril 2010 09:21 |
|
Aider Claude Robinson ici: http://clauderobinson.org/a-propos-de-la-sartec/
Texte de François Beauchemin: « Appel citoyen » pour une justice populaire. Le cas CINAR doit être analysé par un JURY de citoyens volontaires et bénévoles. Ça ne prend pas des années pour faire cela. Ça prend surtout pas pas une armée de «juristes» non plus. DIAGNOSTIQUE : La Justice est malade, désuète, onéreuse, inaccessible. Le peuple n'y croit plus à 70%. DIAGNOSTIQUE ACCABLANT ET CRÉDIBLE d'autant plus qu'il émane, non pas de quérulents frustrés, mais du milieu même de la justice : En plus des journalistes, des juges, des avocats et le barreau se sont aussi prononcés. Leurs témoignages doivent être reçus comme des aveux obtenus sans menaces, tel un relent de lucidité et de bonne conscience. Pour l'heure, il n'est pas utile de chercher des coupables, non plus d'en faire le procès; le coût en temps et en argent est prohibitif. LE MAL VIENT de ce que la société et ses législateurs ont laissé aveuglément la pratique de la Justice entre les mains d'initiés; en cela, nous sommes tous coupables. C'est ainsi qu'au fil du temps s'est développé un milieu fermé où tout se déroule entre juges et avocats tous issus de la même confrérie: Source de suspicion et de conflit d'intérêt. La justice n'est plus qu'une industrie «privée», comme les autres, qui souvent confond l'intérêt de ses membres et l'intérêt de la justice. Rappelons nous le combat épique de la ministre Lise Payette pour instaurer le «no fault», malgré la résistance du Barreau. Et, Me Jean Chrétien qui avait informé ses confrères du Barreau de la manne qui les attendait avec l'adoption de la charte canadienne des droits et libertés (dont il était le parrain). Et hier encore (21 août 2008), le Barreau s'opposait à toute législation sur le SLAPP, n'y voyant pas -encore- la nécessité ( ...) LA GRAVITÉ DU MAL APPELLE L'URGENCE. La justice est l'épine dorsale de toute société. Elle réfère aux principes premiers. Sans cet idéal d'une justice «équitable et juste» dicté par la conscience morale et sociale, c'est l'effondrement prévisible de toute société. La situation traîne depuis longtemps, tel un virus qui désagrège le tissus social en minant les valeurs fondamentales de la société. N'espérons pas que la justice va se juger et se condamner elle-même. Ne laissons plus les gens du milieu seuls au chevet du malade. LE CITOYEN DOIT ÊTRE RÉINTRODUIT DANS LE PROCESSUS. Bien sûr, il est encore au centre des discours, mais jamais au cœur des actes: On doit le «défendre», le «protéger» tel une espèce en voie d’extinction. Il n'est plus qu'un simple «client» que l'industrie de la justice a infantilisé en lui laissant croire (publicité à l'appui) que seul l’avocat peut régler ses problèmes «juridiques». C'est ainsi que le citoyen, coincé dans un labyrinthe de confrontation juridique, perd le contrôle de sa cause, ayant pour effet d'épaissir les dossiers, de soulever l'antipathie et de créer de toute pièce des problèmes qui n’existaient même pas au départ, et ce, aux frais et au profit de qui ! C'est bien dans cet ostracisme de chasse-gardée qu’il faut voir la pire des menaces. Écoutez tous ces citoyens et leurs proches qui ont subi ce système «malade» car, pour l'avoir vécu, ils sont devenus des témoins crédibles. LE JOURNALISTE. Si le citoyen a le droit de savoir, le journaliste a le droit de dire, il en a même le devoir pour garantir la transparence si tant il est vrai que la justice fleurit mieux à la lumière. Étant de tous les débats, le journaliste est le lien privilégié pour assurer la communication entre législateurs et citoyens ; il reste le meilleur chien de garde de la démocratie que d'aucuns souhaitent encore aujourd'hui museler. Cette liberté de presse si fragile dont nous jouissons fut gagnée d'arrache-pied. Elle commande aux citoyens et aux législateurs une vigilance constante contre qui la vérité gêne. ---- En France la presse sera libre en 1789. Mais en 1792 elle sera contrôlée un moment par l'État. Il faudra attendre la loi du 29 juillet 1881 pour que soit garantie l'indépendance des médias : "la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement..." AU LÉGISLATEUR D'AGIR. Il en a le devoir et la légitimité en vertue du mandat obtenu démocratiquement de l'ensemble des citoyens de bon sens. L'État doit savoir que ce bon sens, comme la conscience morale, n'est pas propre à une caste, fut-elle un ramassis de spécialistes «expert» triés sur le volet, se rappelant aussi que son pouvoir repose sur tous ceux où il est exercé, et sans lesquels il perdrait toute légitimité. « Vox populi vox dei », base de la démocratie. Voilà donc un appel pressant à la responsabilité, la lucidité, l'engagement, et au courage du législateur. «La politique consiste à rendre possible ce qui est nécessaire». (Richelieu). Selon Descartes, «Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée : car chacun pense en être si bien pourvu, que ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose, n’ont point coutume d’en désirer plus qu’ils en ont». B3) UNE RÉVOLUTION «TRANQUILLE» POUR UN DROIT POPULAIRE. On l'a vu, ce n'est pas d'hier que la justice est malade. Bien avant nous, Platon, Bossuet, Racine, Rousseau et Bastiat en ont dénoncé les faiblesses. Plus près de nous, le philosophe Jacques Dufresne a fait le procès du droit dans un livre incontournable que tout citoyen se doit de lire et relire. Mais comment se peut-il qu'il en soit encore ainsi aujourd'hui ? De quoi décourager les plus intrépides Don Quichottes qui voudraient amorcer des changements... (1) LA JUSTICE N'EST PAS UNE SCIENCE EXACTE. La chimie est une science exacte basée sur des postulats précis qui dans les mêmes conditions de température, de pression, de concentration donne toujours dans un temps donné le même résultat. Ce que la justice n'est pas. La justice est une science humaine basée sur des jurisprudences et des codes de loi édictés et gérés par des hommes avec tous les aléas que cela comporte. De ce fait, il est inévitable que la justice puisse faillir dans des décisions discutables, injustes et inéquitables. Mais cela étant dit et compris, ça n'explique pas encore le discrédit dont souffre la justice. (2) LA JUSTICE UN CUL DE SAC. Le problème n'est pas tant l'erreur judiciaire comme telle mais le fait que souvent la partie lésée se trouve dans l'impossibilité d'aller en appel, soit par épuisement finacier auquel se joint l'épuisement psychologique, physique, moral. Mais les séquelles dramatiques qui s'ensuivent laissent toujours des traces indélibiles tant chez les proches que dans toute la société. Voila la réalité «muette» que les parties lésées mangent toujours seules. (3) LA JUSTICE IRRESPONSABLE. Quelle est donc la mission première de la justice si ce n'est d'empêcher que, en toute matière, le droit de l'un n'usurpe le droit de l'autre. Qu'en est-il de cette justice qui, par erreur ou par tout autre aleas, accomplit elle-même l'iniquité qu'elle avait pour mission d'éviter ? L'importance de sa mission et la responsabilité qui est sienne ne lui imposent-elles pas de prendre tous les moyens non seulement pour corriger ses erreurs mais aussi et surtout pour savoir le pourquoi, le comment et par qui l'erreur est arrivée. Tel n'est pas le cas, loin de là. L'erreur est classée comme si elle n'avait jamais existée jusqu'à ce qu'elle se momifie et qu'elle tombe dans l'oubli. (4) LA JUSTICE SOUFFRE DE SUFFISANCE. Se peut-il alors que la justice se soit enfermée dans sa structure d'un temps dépassé où la noblesse de sang régnait impunément sur la populace? Se peut-il qu'elle soit prisonnière d'un héritage séculaire avec ses procédures passéistes, ses toges surréalistes, et ses titres ronflants de «Maître» et de «votre Honneur», et que cette reconnaissance artificelle, par ailleurs confortable pour l'égo, fasse que la justice soit à ce point déconnectée de la réalité? (5) UNE RÉVOLUTION TRANQUILLE. Oui ce sera dur dur de sortir le milieu du conservatisme. Dur dur dur dur d'admette les failles qu'on ne veut pas voir. Après le procès avorté de «Norbourg», la ministre de la justice du Québec affirmait avec sérieux que «La justice fonctionne très bien au Québec. Je n'ai pas d'inquiétude du tout par rapport à ça». Pourtant, la situation exige des changements majeurs, davantage que des ajustements cosmétiques ici et là aux cinq ans. Seule une révolution profonde changera les moeurs du milieu de la justice et partant le cynisme de la population. Mais ne nous leurrons pas, la résistance sera grande et le virage ne viendra pas de l'intérieur. Cette révolution «tranquille» se fera par les citoyens, par les journalistes et par les législateurs : Bref, par ceux qui ont encore le pouvoir de s'indigner et la volonté d'agir. «Veni, vidi, vici». (6) POUR L'HEURE, il est impératif d'offrir une alternative aux 70% de citoyens qui, on l'a vu, ne croient plus à cette justice malade à laquelle de toute façon ils n'ont même pas accès. Point besoin d'attendre un nouveau Livre blanc sur la justice civile : Cela commence par un comité de citoyens reconnus et indépendants du milieu de la justice tel qu'envisagé par Platon quatre siècles avant Jésus Christ, puis par Jacques Dufresne en 1990 et, par «L'Observatoire du droit à la justice» en 2008. Tel qu'il déja existe en Europe depuis quelques années. [Voir au chapitre suivant.] |
|
Mise à jour le Mercredi, 07 Avril 2010 09:26 |
|
|
L'île épuisée de Robinson |
|
|
|
|
News
|
|
Mercredi, 07 Avril 2010 09:18 |
|
Nathalie Petrowski La Presse Il y a exactement sept mois, c'était l'euphorie, les coups de klaxon, les poignées de main, le V de la victoire, les claques dans le dos, les bravos mon Claude! Après 14 années d'âpres batailles légales et juridiques pour faire reconnaître le plagiat et le vol de propriété intellectuelle, dont il avait été victime, l'auteur et dessinateur Claude Robinson venait de remporter sa première grande victoire. Claude Robinson refuse de céder à la force du pouvoir et de l'argent. Photo: André Tremblay, archives La Presse Dans un jugement implacable, le juge Auclair lui avait accordé la paternité complète du personnage et de l'oeuvre de Robinson Curiosité, traitant ses adversaires, les ex-dirigeants de Cinar et leurs associés chez France Animation et Ravensburger, de bandits à cravate et à jupon, qualifiant leur conduite à son égard de scandaleuse, infâme et immorale. Une grande victoire donc pour Claude Robinson, mais une victoire morale et symbolique. Car même si le juge Auclair condamnait les plagiaires à verser à Robinson, une compensation de 5 millions de dollars (10 millions avec les intérêts), le jugement n'était pas exécutoire. Autrement dit non seulement les coupables n'avaient pas à verser l'ombre d'un sou à Robinson, mais ils avaient 30 jours pour contester le jugement. Allaient-ils s'en priver? Que non! Tel que prévu, les adversaires de Robinson se sont donc prévalus du droit d'appel leur permettant de gagner du temps, de traîner Robinson à nouveau en cour, de l'avoir à l'usure et, avec un peu chance, de le ruiner. Étant donné la précarité financière de Robinson qui depuis 14 ans se consacre corps et âme à cette cause qui a bouffé sa santé et sa raison, j'ai toujours eu de la difficulté à comprendre la décision du juge Auclair de ne pas exiger une compensation financière immédiate. Pourquoi le juge s'est-il gardé cette dernière petite gêne? Mystère. Quant aux avocats de Robinson, s'ils n'ont pas déposé de requête pour une compensation immédiate, c'était, si j'ai bien compris, pour ne pas allonger indûment un processus qui de toute façon menaçait de se solder par un appel, ce qui fut effectivement le cas. Il n'en demeure pas moins que le résultat combiné de la décision du juge et des avocats de Robinson a eu des effets pernicieux sur l'opinion publique. Encore aujourd'hui, le grand public est convaincu que Claude Robinson a remporté une victoire morale ET financière. Dans son esprit, Robinson a gagné le gros lot et, depuis, il se prélasse au soleil sur son île avec ses millions. Autant dire que rien n'est plus faux. Sept mois après le jugement Auclair, Robinson est plus endetté que jamais. Il doit en plus rédiger un long mémoire - un autre - en prévision de l'appel déposé par Cinar et ses associés, et qui ne sera pas entendu, tenez-vous bien, avant l'été 2011! D'ici là, tout seul sur son île, Robinson doit se préparer à affronter plus d'une douzaine des plus grands juristes montréalais dont Raynold Langlois qui défend les intérêts de Ronald Weinberg et William Brock mandaté pour défendre Cinar. Les deux ont déjà annoncé leurs couleurs et entendent bien démontrer chacun à leur manière que le juge Auclair a erré. Bref, c'est le retour à la case départ pour Claude Robinson, avec en prime, l'essoufflement psychologique et la perspective d'une possible ruine financière. Par solidarité, mais aussi pour briser le mythe d'un Robinson heureux sur son île, des amis et des sympathisants lanceront mercredi une vaste campagne de souscription pour lui venir en aide. Coiffée du titre Opération Claude Robinson, cette initiative citoyenne est menée par Simon Jodoin du magazine web BangBang, par le PDG de Voir, Pierre Paquet, un ami personnel de Robinson, et par la Société des auteurs de radio, de télévision et de cinéma, la Sartec. Les trois instances espèrent recueillir 250 000 $ d'ici le printemps 2011. Le tout se fera par le truchement d'un site web qui sera officiellement inauguré mercredi à l'adresse: www.clauderobinson.org. Les fonds seront recueillis par la Sartec, puis déposés dans le compte de la Culture de Desjardins comme ce fut le cas lors d'une première campagne de financement. Il y a deux ans, en faisant appel uniquement à ses membres scénaristes, qui ne sont pas les gens les plus riches au monde, la Sartec avait réussi à récolter 84 000 $ pour Robinson. Cette fois-ci, la campagne de financement vise la population en général pour qui Robinson est devenu une sorte de héros de la résistance et le symbole du petit qui refuse obstinément de plier devant la force du pouvoir et de l'argent. Les Québécois donnent généreusement aux organismes de charité et à ceux qui viennent en aide aux pays frappés par des catastrophes humanitaires. Ils ont moins l'habitude de donner pour la défense d'une cause ou d'un individu. Souhaitons que cela change avec Claude Robinson et que son courage inspire l'avènement d'une nouvelle tradition. |
|
|