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La tragédie de notre époque PDF Print E-mail
News
Wednesday, 10 March 2010 17:49

 

La tragédie de notre époque

 

Patrick Lagacé

La Presse, 9 mars 2010.

C'est le détail marquant de ce fait divers. L'âge de l'accusé. Seize ans. Peut-être plus que le nombre de coups de couteau (une trentaine) que l'adolescent est accusé d'avoir assénés à sa victime, Dany Ouellette, 24 ans.

Les jeunes et le crime: de tout temps, c'est un cocktail qui a fait peur aux gens. Les jeunes violents: voilà un problème contemporain. Tenez, l'extrait d'un éditorial sur la question: «La tragédie de notre époque, c'est la violence des jeunes!»

 

C'était écrit dans un journal torontois. En 1937!

C'est le psychiatre Louis Morissette qui m'a sorti cette citation, pour illustrer à quel point le «problème» de la violence des jeunes est à l'ordre du jour, depuis des décennies. Sauf que ce n'est pas vrai, dit-il. Les adolescents, au Canada et au Québec, ne tuent pas plus que les autres groupes d'âge. Ils ne tuent pas plus qu'avant.

«Un meurtre commis par un adolescent, c'est toujours spectaculaire, dit-il. Mais les jeunes, bon an, mal an, sont impliqués dans de trois à six meurtres par année au Québec; entre 40 et 60 par année au Canada. C'est constant. Il n'y a pas de hausse. Il n'y a pas de tendance.»

(Avant d'aller plus loin: oui, il s'agit bien du Dr Morissette qui s'est mis dans l'embarras en témoignant comme expert pour la défense de Francis Proulx, il y a un an. En faisant des recherches pour ce papier, on me l'a quand même cité comme étant LA référence québécoise en matière de statistiques sur les adolescents tueurs.)

Le meurtre commis par un adolescent se divise en deux grandes catégories, note le psychiatre. Celui commis dans la foulée d'un épisode attribuable à une maladie mentale. Autour de 5% des meurtres commis par un jeune, 10% au gros maximum. Et les autres circonstances, qui se répartissent également en deux catégories: le meurtre de relation spécifique (frère, petite amie, père, etc.) et le meurtre commis dans le cadre d'un autre délit (vol, viol, etc.).

«Pour les jeunes, comme pour le reste des crimes, il y a eu une hausse marquée de 1955 à 1995, dit le psychiatre. Mais depuis, la criminalité est en baisse. Ce qui change, c'est la perception. Les gens ont l'impression qu'il y a plus de criminalité dans la société.»

Le meurtre de Dany Ouellette est une tragédie qui aurait sans doute fait les manchettes même si son agresseur présumé était un adulte. Mais parce que c'est un jeune de 16 ans qui est accusé de l'avoir tué, l'affaire trouve beaucoup plus d'écho, croit Louis Morissette.

«Ça frappe l'imaginaire, c'est plus médiatisé», me dit-il en me citant un autre article de journal qui déplore la violence des jeunes, dans le cas d'une jeune Française accusée d'avoir tué une femme en... 1880.

Au bar où Dany Ouellette et son agresseur présumé se seraient battus, hier, rien à signaler. Peu de clients, peu bavards. Un bar de quartier comme un autre, avec son décor brun et ses terminaux de loterie vidéo. Ce bar-là est flanqué d'un autre, où des danseuses exotiques offrent des performances. Pas de spectacles, hier, en début de soirée.

Dehors, sur un poteau, quelqu'un avait attaché un bouquet de fleurs, entre le bar et le parking où Dany Ouellette a été poignardé.

 
Un huissier accuse le ministère du Revenu PDF Print E-mail
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Wednesday, 10 March 2010 17:42

 

Un huissier accuse le ministère du Revenu de dépasser les bornes

 

Simon Boivin
Le Soleil

(Québec) À maintes reprises, des agents du ministère du Revenu du Québec (MRQ) auraient pénétré illégalement dans des résidences et volé des informations pour cotiser ou saisir davantage des membres du crime organisé.

Laurent Paré est un huissier de justice de Québec, membre de sa corporation professionnelle depuis 1981. Il dénonce avoir été utilisé par le MRQ pour perpétrer des gestes hors-la-loi lors de frappes policières. Ses propos sont corroborés et enrichis par un ex-agent de recouvrement du Revenu ayant participé aux mêmes opérations, mais qui requiert l'anonymat.

«Je ne veux pas travailler avec du monde malhonnête», dit M. Paré pour expliquer sa sortie publique. «Je suis huissier de justice. Je dois les dénoncer. Il ne faut plus jamais qu'on utilise un huissier pour commettre des actes illégaux.»

Il a d'ailleurs consigné son témoignage dans des déclarations assermentées par le greffier adjoint de la Cour supérieure du Québec.

Entre 2005 et 2008, preuves à l'appui, M. Paré a participé à 13 opérations conjointes entre la Sûreté du Québec (SQ) et le MRQ contre des membres du crime organisé. Il a constaté que, contrairement à la SQ et à lui-même à titre de huissier, les agents du fisc se seraient introduits - sans mandat - dans les résidences perquisitionnées.

Des limiers du Revenu auraient alors fouillé les bureaux, les classeurs et autres à la recherche d'information compromettante susceptible d'engraisser leurs avis de cotisation ou d'allonger la liste des biens saisis. Des notes prises, des documents numérisés avec des scanners portatifs, des disques durs copiés, etc. Sans jamais demander la permission ou en informer le propriétaire. Et sans laisser de trace de leur passage. La notion de «partie de pêche» sans mandat est formellement interdite par la loi.

«C'était systématique, assure M. Paré. Je n'avais pas le contrôle des lieux. Il y avait de nombreux agents des enquêtes spéciales du Revenu et des agents de recouvrement du Centre de perception fiscale qui se promenaient partout dans la maison. [...] On insistait beaucoup pour que je saisisse les ordinateurs. Parce que, on me l'a confirmé à deux reprises, il fallait que ?les enquêtes spéciales passent dessus?.»

Notre ex-agent de recouvrement aurait lui-même dû s'approprier de l'information de la sorte. «J'ai pris des photos, des documents, à la demande du responsable et nous les avons amenés au MRQ, témoigne-t-il. Dans plusieurs dossiers, on arrivait sur les lieux et il y avait vérification systématique de toute la documentation qu'il y avait là.

«J'ai avisé à plusieurs reprises qu'on n'avait pas le droit de faire ça, poursuit M. Paré. Mais la culture était que la fin justifie les moyens.»

Ces preuves auraient nourri un grand nombre de causes qui se sont retrouvées ou sont toujours devant les tribunaux. De quoi amener bien des avocats à s'interroger sur les accusations portées contre leur client.

«Dans plusieurs dossiers, dit l'ex-agent, on a retrouvé des biens disparus. On a été capable d'identifier des bateaux, des compagnies qui ont servi à transférer des biens. On a été en mesure de retrouver des chevaux, des certificats de placement, des transferts de sommes d'argent.»

Cet ancien agent témoigne aussi de la façon dont le Revenu s'y prendrait pour donner à ces preuves un vernis de légalité. Le Revenu peut faire des «demandes péremptoires de document», un pouvoir qui oblige tantôt un particulier, une banque ou autre à produire l'information qui lui est demandée. Des demandes péremptoires ciblées permettraient au MRQ d'obtenir légalement une preuve déjà acquise en piétinant les lois.

«Je peux comprendre qu'à un moment donné, on accélère un peu pour ne pas passer sur la rouge, compare l'ex-agent. Mais qu'à tous les coins de rue vous vous donniez une swing pour passer sur la rouge, là, ça ne marche pas. Je ne suis plus capable.»

 
Le Barreau du Québec reconnait implicitement l'utilité de www.autorepresentation.com PDF Print E-mail
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Wednesday, 27 May 2009 10:48

Communiqués                                 25 mai 2009

Un organisme pro bono et un nouveau véhicule d’information juridique grand public
Le Barreau du Québec dévoile de nouveaux outils pour rendre la justice plus accessible

Montréal, le 25 mai 2009 - Le bâtonnier du Barreau du Québec, Me Gérald R. Tremblay, C.M., O.Q. c.r., a procédé au lancement, en présence de la ministre de la Justice et Procureure générale, madame Kathleen Weil, de nouveaux outils pour un meilleur accès à la justice : l’organisme Pro Bono Québec et le guide Seul devant la Cour de la Fondation du Barreau.

« Le Barreau lance avec fierté et grande satisfaction, a déclaré le bâtonnier, ces nouveaux outils qui ont comme but de faciliter l’accès à la justice et d’aider les gens à mieux comprendre ses processus. » Saluant la convergence des efforts du Barreau et de ses partenaires pour bonifier l’accès à la justice et transmettre au plus grand nombre de l’information juridique de qualité, Me Tremblay s’est également dit « heureux que la ministre de la Justice s’associe à ces initiatives, auxquelles on souhaite longue vie et de fructueux impacts pour la population. »

« Les deux projets dont nous saluons aujourd'hui la concrétisation illustrent magnifiquement la volonté du Barreau du Québec et de la Fondation du Barreau du Québec de favoriser, de manière proactive, l'accès à la justice et la protection du public au moyen d'instruments facilitants », a pour sa part mentionné la ministre, Mme Kathleen Weil.

Me Tremblay et Mme Weil étaient accompagnés, lors de cet événement de presse, par Me Guy Pratte, président du conseil d’administration de Pro Bono Québec et monsieur le bâtonnier Francis Gervais, Ad. E., membre du conseil d’administration de la Fondation du Barreau.

Pro Bono Québec est un organisme sans but lucratif créé grâce à l’initiative du Barreau du Québec afin de promouvoir et de coordonner les activités juridiques des avocats qui s’engagent à offrir des services pro bono, c’est-à-dire gratuits ou à prix modique, à des individus ou des organisations d’intérêt public qui n’ont pas les moyens de se prévaloir d’un avocat pour faire valoir leurs droits. En pleine résonance avec la mission de protection du public du Barreau du Québec, Pro Bono Québec a le mandat d’améliorer l’accès à la justice et de devenir le carrefour des activités pro bono pour tout le Québec, en accueillant tant les demandes du public pour des services juridiques gratuits ou à prix modique que les offres des avocats et avocates disponibles pour effectuer ces activités pro bono.

Le guide Seul devant la Cour a été conçu et publié par la Fondation du Barreau afin d’aider les gens qui choisissent de se représenter eux-mêmes devant une cour de justice en matière civile. Le guide, par l’entremise de ses huit étapes clés, fait mieux comprendre le processus judiciaire pour ainsi aider les gens à faire des choix éclairés dans leurs démarches. La Fondation du Barreau est un organisme sans but lucratif qui joue un rôle de premier plan dans le domaine de la recherche juridique.

Pour en savoir plus sur ces nouveaux outils proposés par le Barreau du Québec :
www.probonoquebec.ca
www.fondationdubarreau.qc.ca

Le Barreau du Québec

Le Barreau du Québec est l’Ordre professionnel de quelque 22 500 avocats et avocates. Afin de remplir sa mission qui est la protection du public, le Barreau maximise les liens de confiance entre les avocats et les avocates, le public et l’État. Pour ce faire, le Barreau surveille l’exercice de la profession, soutient les membres dans l’exercice du droit, favorise le sentiment d’appartenance et fait la promotion de la primauté du droit.

Renseignements :
Service des communications
Mme Martine Meilleur
514 954-3400, poste 3124
This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it

Last Updated on Tuesday, 08 September 2009 00:47
 

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